Marie Catherine OLINA nous a tous surpris par son départ si rapide vers le Père. Discrète, elle portait en elle l’action. Par ses engagements, son rayonnement a marqué nombre de prêtres, religieux, religieuses et laïcs qui nous ont manifesté leur fraternité et envers qui nous sommes bien reconnaissantes.

 

Carmen OLINA 1er AVRIL 2020

Carmen était la dernière d’une fratrie de 6. Née de parents italiens le 12 mars 1932, à Izeste dans les Pyrénées Atlantiques. Elle nous a toujours dit que ses parents avaient laissé le choix aux enfants de donner le nom à cette dernière venue. C’était l’époque où l’on jouait « Carmen » donc il était normal de lui donner ce prénom.

Après Izeste, Carmen a vécu à Andernos, peu de temps. Très jeune elle est placée chez les Filles de la Charité rue Paul Louis Lande à Bordeaux car elle n’avait que 5 ou 6 ans lorsque sa maman décède.

C’est en 1955 qu’elle rentre chez les Filles de la Charité et c’est à Mont de Marsan à l’hôpital Layné qu’elle suit son postulat.

A la sortie du Séminaire, son diplôme d’Etat d’infirmière en poche, elle assure les soins à domicile à Bordeaux Bastide quelques temps, en attendant d’avoir celui d’assistante sociale qu’elle a passé à Toulouse. Revenue sur Bordeaux, elle travaille comme beaucoup d’autres Filles de la Charité au Bureau d’Aide Sociale jusqu’à sa retraite.

Chez les Filles de la Charité elle prendra le prénom de Marie Catherine, et elle y tenait car disait-elle « j’ai 13 fêtes dans l’année car il y a 13 Catherine, et je les prends toutes ». Elle arrive à Agen en 1995 alors qu’elle vient de prendre sa retraite, peu à peu elle fait connaissance avec la ville qu’elle veut découvrir de long en large, et un jour dit  «  je ne comprends pas pourquoi, j’ai vu un très joli pont de pierre et je n’arrive pas à le prendre en voiture ». La bonne raison, c’est que le pont en question c’est le pont canal !

Marie Cath, comme on l’appelait était une militante rigoureuse, comme son père, engagée à la CFDT pour défendre les droits des travailleurs, à l’action catholique ACO, ACE. Dans le quartier de Bacalan, elle était engagée également à l’aide aux devoirs. Ses relations étaient multiples dans le quartier.

Elle aimait se retrouver avec les FDLC de la mission ouvrière, et avec les religieuses MISSION OUVRIERE.

A Agen, en retraite, elle militait à l’ACAT, était aumônier à la maison d’arrêt pour ensuite devenir accueillante des familles de personnes incarcérées. Elle participait au catéchuménat.

D’un tempérament volontaire, exigeante avec elle et aussi un peu avec les autres, elle ne manquait pas de fraternité avec tous. Son choix de venir à Bon Secours a été difficile mais elle ne l’a jamais regretté, elle était heureuse.

Merci Marie Cath pour ton bon sourire que beaucoup d’agenais gardent dans leur cœur.

La communauté des FdlC d’Agen

Prière méditative

Seigneur, nous le savons bien : tes pensées ne sont pas nos pensées et ton regard déborde le nôtre, infiniment. Mais nous croyons aussi que tu es avec nous :

Avec nous contre la mort, avec nous pour la Vie. Nous croyons que, seule, ta Parole peut vaincre la mort. Toi, le Vivant, toi seul peut faire aboutir la vie.

Au moment où la mort nous oblige à la vérité, seule, ta Parole peut se saisir de notre misère, toi seul peux libérer en nos corps mortels les énergies de la Vie éternelle.

En Jésus Christ, ton Fils bien aimé, tu t’es lié à nous d’une alliance indestructible, et tu as voulu que sa résurrection soit le commencement de la nôtre. Ce que tu as promis, la mort ne l’annulera pas ; ce que tu as accompli, la mort ne l’ébranlera pas ; ce que tu as commencé en nous par ton Esprit, la mort ne l’engloutira pas.

Non, ce n’est pas la mort aujourd’hui qui nous interpelle, c’est ta Parole créatrice.

Toi, le Vivant, toi qui, es avec nous contre la mort, toi qui es avec nous pour la Vie, toi qui veux que nous soyons, avec toi, des vivants, béni sois-tu, notre Père !

Un prêtre de Bègles
X