Nous avons toutes reçu, de nos proches ou de notre entourage, des faire-part de naissance. Que le bébé soit le premier, le 2ème ou plus, les nouveaux parents nous partagent leur « joie », leur « immense bonheur », leur « émotion » d’accueillir un petit être qu’ils découvrent après une longue attente. Cet enfant qu’ils présentent parfois comme : « notre trésor », « notre petit ange », « notre petite princesse », « un petit être merveilleux », est porteur de nouveauté et de promesses d’avenir.

 

La venue au monde d’un enfant est un moment inoubliable. Par sa naissance, l’enfant fait partie d’une famille, d’une région, d’un pays. ll devient un petit maillon dans l’immense chaine de l’humanité, cette humanité que Dieu a tant aimée qu’il a envoyé son Fils unique pour la sauver.

Dans le dénuement et l’inconfort de la crèche, Marie et Joseph n’ont pas envoyé de faire part de naissance, mais au cœur de la nuit de Bethléem, le Seigneur a délégué son ange pour annoncer aux bergers cette formidable  nouvelle : « Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né couché dans une mangeoire. » (Lc 2,9)

 

Malgré la précarité de leur situation, au côté de Joseph, Marie a sans doute découvert avec émerveillement et longuement contemplé ce petit garçon dont le nom et le destin lui ont déjà été révélés par l’Ange Gabriel : « Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » (Lc 1,31-33)

 

La venue de Jésus est l’accomplissement d’une promesse : Dieu en son Fils, vient au secours de son peuple. Dieu aurait pu faire naître son Fils dans la chaleur d’une vraie maison, mais comme le dit le Pape François :

« Dieu entre dans l’histoire et le fait avec son style original : la surprise.

Le Dieu des surprises nous surprend toujours. »

 

Que la Nativité du Christ nous remplisse de joie, qu’elle conforte notre espérance et nous redise la tendresse d’un Dieu qui, venu au monde dans la fragilité d’un nouveau-né, a partagé jusqu’au don de sa vie notre condition humaine.

 

Sœur Marie-Pascale DUCHÉ, Communauté d’Origny-en-Thiérache

 

 

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