Situé dans le Sud-Ouest
de la France,
en Région Nouvelle Aquitaine,
le Périgord est le nom d’un ancien comté créé par Charlemagne.

 

 

 

 

La ville de Sarlat-la-Canéda est localisée dans le Périgord noir
car en zone de concentration de chênes verts très sombres (en gris sur la carte).
En 1881, le chemin de fer permet une ouverture à SARLAT.

 

ETABLISSEMENT
DES FILLES DE LA CHARITE DE SAINT VINCENT DE PAUL

 

En 1815, une délibération du Bureau de Bienfaisance, en date du 29 décembre, accepte la proposition d’un membre de la famille Sarraudie de faire appel à deux Filles de la Charité « pour servir les pauvres et diriger la Miséricorde. »

En 1818, les deux Sœurs arrivent à Sarlat. Rapidement, elles furent plus nombreuses. La Miséricorde est située rue de la Charité.

En 1836, une Chapelle du 17ème siècle, une maison et un jardin dits « Bonne Rencontre » ont été donnés aux Sœurs.
La Chapelle « Bonne Rencontre » sera restaurée en 1963 avec une nouvelle charpente en sapin d’Auvergne et une couverture en ardoises.

En 1853, transfert Boulevard Henri Arlet après acquisition d’un terrain et construction du bâtiment principal (1845-1852).

A l’origine, les Sœurs ont établi une « petite école » (Maternelle et Primaire), école gratuite de filles, comme dans toutes nos « Maisons de charité ». Si elle a subsisté par la suite, elle a forcément disparu à la laïcisation de l’enseignement (1904) afin que l’Orphelinat puisse continuer d’exister et les enfants sont certainement allés à l’école publique « laïque ».

Ce n’est qu’avec la Loi du 28 mars 1882 que l’obligation scolaire a été instaurée pour les enfants de 6 à 13 ans.

En 1948, les activités notées étaient :
– les visites à domicile des familles en difficulté (45 environ)
– un orphelinat de garçons qui accueille une vingtaine de mineurs orphelins ou enfants en danger moral
– une « Bonne Garde » et un Ouvroir de 12 à 15 ouvrières.
– un Patronage pour les grandes jeunes filles (70 à 80).
– des activités paroissiales diverses.

En 1949, Le Patronage n’existe plus et la Bonne Garde disparaît et l’on ouvre une « Maison de Convalescence pour Dames et Jeunes Filles », agréée par la Sécurité Sociale et l’Assistance Médicale Gratuite (A.M.G.).

 

Extrait d’un Règlement à l’usage des Etablissements de Bienfaisance privée hospitalisant des Mineurs


« Siège de l’Orphelinat de garçons à Sarlat (Dordogne) : Boulevard Eugène Leroy

* Enfants âgés de 2 à 13 ans
* Trousseau : 4 chemises, 5 mouchoirs, 3 paires de chaussettes, 3 paires de chaussures, 2 pantalons, 3 tabliers
* Réglementation intérieure :
– lever 6h40, coucher 8 h, 3 récréations par jour, promenades jeudi et dimanche douches à l’Etablissement
– régime alimentaire : petit déjeuner : pain et chocolat / midi : soupe, légumes, viande, dessert / goûter : pain / souper : potage, légumes, dessert

L’établissement donne aux enfants l’enseignement primaire (jusqu’à 13 ans actuellement) dans une école libre.
Les enfants reçoivent chaque semaine des notes portant sur la conduite, le travail et l’ordre.
Les bonnes notes sont l’objet de récompenses : menus objets pouvant servir à l’école.
Les visites des parents sont autorisées tous les dimanches ; ils peuvent prendre leurs enfants pour les vacances de Noël, Pâques et les grandes vacances. »

NB : pour les enfants de plus de 13 ans qui travaillent, un Règlement prévoit des articles sur le « Pécule » avec une comptabilité et un registre des versements des pécules.

 

A partir de 1953, les Sœurs ne peuvent plus assurer le fonctionnement de la Maison de Convalescence, de l’Orphelinat et les œuvres extérieures en raison de leur petit nombre.

En 1956, une construction est ajoutée à l’immeuble du Boulevard Henri Varlet : la Villa Sainte Thérèse au n° 11 rue Montaigne.
– L’orphelinat s’est transformé en Maison d’Enfants « L’Abri joyeux » (60 places) pouvant recevoir les mineurs orphelins (de père ou de mère) ou « en danger moral ».
– Dans les années 1960, des enfants eurasiens seront également accueillis.
– Les Anciens de cette époque évoquent aussi leurs souvenirs à l’Ecole Ferdinand Buisson.
– La Maison de Convalescence a 35 places et jusqu’à 40 places en été.

Toutefois, les sœurs poursuivent quelques activités externes :
– un groupe de 10 enfants : Association des Enfants de Marie
– un groupe de 20 enfants pour le catéchisme
– la visite à domicile n’a pas été reprise mais les pauvres qui viennent pour des soins sont bien accueillis à la Maison.

En juillet 1967, la Maison d’Enfants ferme ses portes et les Filles de la Charité quittent définitivement SARLAT.
Quelques années plus tard, un Institut médico-professionnel – l’IMPro Jean Leclaire, géré par une Association prendra la place de l’Abri Joyeux.

 

Sœur Annie, Archiviste Provinciale