L’article de ce mois de juillet 2021 ne présente pas l’historique d’une maison des Filles de la Charité à partir d’un fonds de notre Province, mais un thème « LES RELIQUES ». 

Le Service d’Archives ne reçoit pas uniquement des documents mais aussi des objets : reliquaires et autres.

Lors de la fermeture d’une maison, ces objets sont déposés et conservés au Service des Archives.

               Quel est le rapport entre la mémoire vivante des archives et les reliques des Bienheureux et des Saints qui sont morts ?

 

            Aujourd’hui, le rapport au corps dans notre Société est bien différent ! La relique instaure une relation physique avec le Saint. La relique est gage d’une présence personnelle du Saint.

Ce qui fait une relique c’est un document appelé « authentique » avec un sceau (cire de couleur rouge) qui atteste de la véracité. Ce n’est pas un mort qui est invoqué mais un Saint, « un homme vivant dans le Christ ».

Le culte des Saints s’enracine dans la communion des Saints. Il récapitule tout le message du christianisme, appel vers la plénitude du Royaume.

Il convient donc de distinguer : « Le reliquaire » et « la relique du Saint ».

 

  • Les reliquaires contiennent les reliques.

         Aujourd’hui, de nombreux reliquaires sont dans des Musées, mais d’autres demeurent dans des lieux de culte. Par exemple : les reliques de Sainte Thérèse de Lisieux.

Ce sont des objets qui peuvent déconcerter. Ils ont des formes, des matières différentes, et leur présentation varie selon les époques.

Les reliquaires doivent porter des sceaux pour permettre de savoir d’où vient l’objet. Les pierreries sur les reliquaires n’ont pas de valeur commerciale.

  • Les reliques sont des restes humains d’un Saint ou d’un Bienheureux avec le respect qui leur est dû ! Elles portent une vision sur l’homme. Elles gardent mémoire du passé pour vivre le présent et cultiver l’avenir !

Pour proposer la relique à la vénération, il faut le sceau sur la relique et sur le document « authentique ».

Trois catégories de reliques :

  • Les reliques dites insignes: partie du corps (corps, crâne, os de bras et jambe)
  • Les reliques réelles:  objets qui ont servi aux saints
  • Les reliques représentatives: objets en contact avec le Saint

Par exemple, à la chapelle du 95 rue de Sèvres, c’est le corps de Saint Vincent de Paul qui est dans une chasse.

L’absence d’authentique empêche le culte public ; mais on peut garder la relique qui est identifiée.

Pour l’envoi de la relique, la porter soi-même ou passer par une entreprise de Pompes Funèbres.

Si on ne sait pas de qui est la relique, on la met au cimetière car ce sont des restes humains ; il y a un respect qui est dû.

 

Le Service des Archives Provinciales

 

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