Le pays minier… les puits de mine du Nord et du Pas de Calais, une région typique du paysage français.

Un peuple marqué par la simplicité, la générosité et la proximité, les corons, habitations des mineurs se touchent, on peut parler de la grande famille des mineurs.

La solidarité et la fidélité dans l’esprit familial, c’est le label du pays, on est mineur de père en fils «  on va au charbon » !

La mine fait vivre et fait mourir auss. La poussière de charbon détruit les poumons par la silicose, on se souvient dans la région de quelques coups  de grisou qui furent meurtriers.

L’accueil des gens du nord est connu et chanté par des artistes.

Les travailleurs étrangers sont venus en nombre y travailler, s’y établir avec leur famille… le charbon… les wagonnets… les lampes de mineurs… les terrils, ces montagnes noires….

Tel fut le terrain de mission de nombreuses Filles de la charité depuis 1897 jusqu’à la fermeture de la communauté de Grenay en 2010.

A Grenay justement est née en 1921 sœur Marie Lagache qui vient de nous quitter, elle est la dernière fille de la charité de cette communauté.

Simple, sans éclat ni fioriture, sœur Marie a vécu 56 ans dans cet environnement qu’elle aimait, au service des mineurs. « Ce que Tu as caché aux sages et aux savants Tu l’as révélé aux pauvres et aux petits » St Luc, X 24-26.

Fidèle à sa renommée de fidélité dans ses affections, la population de Grenay a toujours voulu que la dernière demeure des sœurs soit au cimetière de Grenay, au dire d’un ancien : «  La communauté faisait partie du paysage, je dirais même du patrimoine, c’est la raison pour laquelle nous voulons que leur dernière demeure soit chez nous ». C’est ainsi que pour satisfaire ce désir, ce 18 octobre, sœur Marie est revenue dans son pays. Attendue et accueillie par une trentaine de personnes fidèles au souvenir de toutes les sœurs.

L’équipe d’accompagnement des familles en deuil a animé la prière au cimetière, le prêtre de la paroisse, présent lui aussi, nous a relancés par des paroles pleines de chaleur dans notre vocation de service, de proximité avec les pauvres et notre prière pour le monde.

Ensemble nous avons redit notre Foi et notre Espérance en la continuité de la mission «  nous savons que nos sœurs forment une autre communauté au ciel, qu’elles continuent à prier pour nous, elles ne nous abandonneront pas » a conclu une paroissienne.

 

 

 

La communauté de Phalempin