L’équipe de la pastorale des migrants a choisi de réaliser cette journée au Berceau de saint Vincent de Paul, car depuis la fermeture de Calais, certains y avaient été reçus en CAO. Aujourd’hui tous ont été redirigés vers le CADA de Mont-de-Marsan et celui de Dax.

Vers 11h dans la chapelle plus de 140 personnes de 15 nationalités, ont pris place : d’Albanie, du Kosovo, de Géorgie, d’Arménie, d’Afghanistan, de Syrie, d’Irak, d’OCEANIE : de Walis et Futuna, de Nouvelle-Calédonie, de Vanuatu, d’ASIE : du Cambodge, du Laos et du Vietnam.

C’est aux rythmes de nos sœurs et frères d’Océanie que l’eucharistie s’est déroulée. Notre évêque, Monseigneur SOUCHU nous a invités à proclamer la foi, avec les jeunes autour de lui, face à l‘assemblée, pour nous rappeler que proclamer sa foi est faire acte de confiance en l’avenir. La communauté africaine montoise a offert ses danses lors de la procession d’offrande. Après avoir reçu la bénédiction de l’évêque, la quasi-totalité des participants s’est retrouvée en petits groupes de partage. Chacun a tiré au sort, un numéro leur étant présenté par deux des jeunes de la famille afghane.

 

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Les migrants et les landais des paroisses environnantes ou d’associations au service des migrants se sont retrouvés à l’espace Morin. Ce fut l’occasion d’échanger sur un des quatre mots choisis par le pape pour cette journée : accueillir, protéger, promouvoir et intégrer. Chaque groupe, a pris le temps de se présenter, d’approfondir le thème dans une écoute de qualité. Ce fut l’occasion de faire naître une réelle fraternité.

 

 

Puis la parole est donnée à des témoins : le père Pellefigue du Berceau a raconté comment le Berceau a été interpellé pour mettre ses équipements au service des migrants de Calais. Il a exprimé les craintes de l’équipe d’accueil, avant d’ouvrir la porte, puis il a raconté comment ces rencontres furent l’occasion de grande joie. Il a constaté la mobilisation de nombre de personnes qui ont facilité le soutien de tous ces migrants qui tentent de fuir des situations de misère.

Puis c’est sœur Jacqueline qui expliqua comment elle tente par la pédagogie du théâtre, d’apprendre le français à ces personnes aux histoires douloureuses, qui ont besoin d’attention et de communication délicate, après les multiples violences qu’elles ont vécues.

Enfin c’est le délégué du Secours Catholique, de Tartas, qui nous a parlé du merveilleux travail que les multiples bénévoles réalisent en proximité avec des jeunes migrants mineurs qui sont reçus dans un centre sur Tarusate.


Père Bernard Massarini

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