A la veille de la journée mondiale des malades, le 11 février, Sœur Bernadette Maraine, de Phalempin, nous partage ce qu’elle a vécu lors  d’une récente hospitalisation :

 

Hospitalisée le 17 janvier à Seclin pour un bilan cardiaque en urgence, je me retrouve, en attendant, faute de place, en service de pneumologie. Dans la chambre en face de la mienne, une personne de 92 ans est en fin de vie, sa famille est en pleurs.

A une de ses filles, venue parler avec ma voisine de chambre, je dis que j’irai prier près de sa maman, elle me remercie disant qu’elle était croyante.

Avec l’accord du personnel soignant, je vais prier près d’elle le vendredi soir. Le dimanche matin, la fin semblant imminente, je reste prier près d’elle en lui tenant la main.

A 10h30, ma voisine de chambre m’appelle pour suivre la messe à la télévision, je reste encore quelques instants près de la mourante en me demandant quel est mon devoir … au cours de la messe télévisée, au moment du credo, le personnel, l’ayant rafraichie, me dit : « vous pouvez retourner près d’elle ». …quelle action de grâce en mon cœur !

L’après-midi, sa fille me dit : elle attend ma sœur Martine, qui est décédée, nous n’osons pas lui dire…Je propose de lui dire de ne pas l’attendre, puisque c’est Martine qui l’attend !

Elle est décédée paisiblement dans la nuit. Le personnel est venu tôt le matin me dire : « elle nous a quittées ».

Ce même matin, le médecin est venu me dire que je quittais le service pour aller en Cardiologie.

A mon départ, une infirmière magrébine me dit : peut-être êtes vous venue dans le service pour aider cette dame… Au cours de ma semaine dans le service, un dialogue amical s’était établi avec tous les membres du personnel.

L’infirmière feuilletant mon bréviaire me dit : c’est la bible

  • Non, c’est le livre de prière de l’Eglise que prêtres et religieuses prient chaque heure du jour.
  • Vous priez tout le temps !
  • Non, notre vie, notre travail sont prière. Saint Vincent, notre Fondateur a créé toutes les œuvres de charité, enfants trouvés, hospices, il nous voulues à leur service « servante des pauvres.

Au cours des soins, la catéchèse se faisait de part et d’autre.

J’ai bombarde l’hôpital de chapelets en récitant un rosaire chaque jour et je garde de cette hospitalisation un sentiment de paix..

 

Sr Bernadette Maraine

 

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