Dans son message pour le Carême 2014, le Pape François écrivait : «  A l’exemple de notre maître, nous les Chrétiens, nous sommes appelés à regarder la misère de nos frères, à la toucher, à la prendre sur nous, et à œuvrer concrètement pour la soulager. La misère ne coïncide pas avec la pauvreté ; la misère est la pauvreté sans confiance, sans solidarité, sans espérance. »

 

Et il distinguait 3 types de misère : Matérielle, morale, spirituelle.

 

Dans notre monde, en 2020, nombreux sont ceux qui, parfois à notre porte, sont privés de droits fondamentaux, de nourriture, d’eau, de conditions d’hygiène, de travail, de la possibilité de se développer et de croître spirituellement. La pandémie n’a fait qu’aggraver les choses.

 

Un exemple parmi des milliers, les conditions de vie des migrants.

 

Nous sommes les témoins d’une grande misère morale dans certains quartiers, de la dérive des jeunes (et des moins jeunes) dépendants de l’alcool, de la drogue, du jeu et de la pornographie. Le mouvement «  me-too » a mis en lumière certaines de ces dérives. Cela se termine souvent, en ce qui concerne le trafic de drogue, par des fusillades, des morts, des familles endeuillées, des personnes traumatisées.

 

St Vincent a fondé la Communauté pour servir les pauvres, corporellement et spirituellement, et cela «  A la force de nos bras et à la sueur de nos visages’. Depuis le début, nous sommes appelées à «  sortir » : «  Elles auront pour cloître les rues de la ville », c’est la Règle du début…

 

A cette invitation de St Vincent, les paroles du Pape François font écho. «  Dieu est plus grand que notre péché, Il nous aime gratuitement, toujours…Il nous invite à être des hérauts joyeux de ce message de miséricorde et d’espérance, pour consoler les cœurs brisés et donner l’espérance à tant de frères et de sœurs qui sont entourés de ténèbres ».

 

 Alors, soyons prêtes, In nomine Domini !

La communauté Saint Jean-Marie Vianney de Toulouse
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