Au cœur de la Semaine Sainte, nous célébrons aujourd’hui la fête de l’institution de l’Eucharistie : la Cène. « L’Eucharistie est la source et le sommet de toute la vie chrétienne » rappelle le Concile Vatican II dans sa Constitution sur l’Église.

 

Pendant toute cette période de pandémie COVID-19, qui perturbe tant de vie et de manière de faire, et cela depuis un an déjà, nombre de chrétiens ont souffert et souffrent encore de ne pas pouvoir vivre ce sacrement.

 

Certes, par le biais de retransmissions radiophoniques ou télévisées, il y a eu, et a toujours possibilité de s’unir à ce temps fort sacramentel, avec cependant le ressentiment du manque de la communion réelle au Corps et au Sang du Christ. Cette situation nous a placés et nous place dans ce que la Tradition de l’Église appelle la « Communion de désir ou communion spirituelle. »

 

Communier spirituellement, c’est s’unir à Jésus-Christ présent dans l’Eucharistie, non pas en le recevant sacramentellement, mais par un désir procédant d’une foi animée par la charité, unis par le désir de cœur et d’esprit d’être en communion avec Lui et avec l’Église Corps du Christ.

 

Nous sommes là dans la dimension de l’Eucharistie comme aussi « Sacrement du frère ». C’est d’ailleurs tout le sens que Jésus donne au cours de ce dernier repas lorsqu’il prend un linge et se met à laver les pieds de ses disciples. « C’est un exemple que je vous ai donné » nous dit-il nous invitant à faire de même à notre tour. L’Eucharistie ne peut être séparée du commandement de l’Amour.

 

 

Père Yves BOUCHET, cm
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