Grâce à toi, le quartier des indigents au cimetière de Verdun n’est plus un désert !
En effet, il y a trois ans que tu reposes là.
Les Filles de la Charité et quelques amis t’accompagnaient à ta dernière demeure.

Mais on ne voulait pas en rester là ! Un parmi nous ose cette parole : “Pourquoi le jour de la Toussaint et des Rameaux, – jours où la plupart des familles se retrouvent sur la tombe de l’un des siens, – pourquoi ne pas se retrouver dans ce quartier du cimetière ?” Les uns et les autres ont trouvé l’idée intéressante et l’ont dit autour d’eux ! Si bien que depuis trois ans, époque où on t’accompagnait ici, régulièrement deux fois par an on se retrouve à une trentaine auprès de vous tous pour exprimer que vous n’êtes pas totalement oubliés. Cette année encore, ces jours-ci malgré la pluie, nous étions là pour un temps de prière pour vous les oubliés de la vie.

Tu aimais venir chez les Filles de la Charité, tu bricolais au jardin, elles étaient devenues un peu ta famille. Bernadette l’une d’entre elles organise un temps de prière pour vous tous. Même si on ne connaît pas vos noms, vous n’êtes plus les oubliés !

Merci Michel de nous avoir en quelques sortes, provoqué à penser à tous les pareils à toi ! Et en fait, tu nous rappelles que vous : les pauvres, les petits, les abîmés de la vie, vous êtes les préférés de Jésus-Christ, le Fils de Dieu.

Y. H.