Les enfants du Primaire de l’ensemble du Doyenné de Mauriac (Cantal), accompagnés des catéchistes et de quelques parents se sont retrouvés à la salle de l’Eveil à Mauriac pour une journée de découverte de l’école de prière, organisée par le Service Diocésain de la catéchèse.

 

 

 

« Chemin vers le pardon » : tel était le thème retenu.

Sous la forme de saynètes, les animateurs ont entraîné les enfants à travers une réflexion sur la foi, les sacrements, le pardon. La journée a été ponctuée de jeux, de sketches, de temps de prière, de chants, de vidéos sur la brebis perdue et le fils prodigue, de travail sur des petits carnets (mots croisés…).

 

Voici un petit aperçu du dialogue entre animateurs et enfants, qui a constitué la base de la réflexion.

– Dis ? tu l’as déjà vu Dieu ?

– Non ? Mais j’y crois…

– Mais moi aussi, seulement je me pose quelques questions sur son existence…

 Comment on sait qu’il nous aime ?

– Et bien tu vois, lorsque Jésus a rejoint son Père, il a dit à ses disciples, à ses apôtres, bref à ses amis : Je suis avec vous tous les jours.

– Ben oui mais bon… c’est un acte de foi car on ne le voit pas. On m’a dit au caté  qu’il nous aime comme un Père et que nous, nous sommes ses enfants, qu’il nous nourrit, nous guide, nous guérit, nous console, nous relève, nous soutient, … mais… comment cela ?

– Il a confié cette mission à une sorte de grande Dame à la fois vieille et jeune : cette Dame c’est l’Eglise… elle nous donne des signes, les sacrements.

– Les sacrements ?    

– Oui, les sacrements chrétiens tu sais ce que c’est ?

– Un sacrement est le signe de l’action de Dieu pour manifester son amour aux Hommes.

– C’est ça,  Un sacrement est le signe de l’action de Dieu pour manifester son amour aux Hommes,  pour manifester sa présence,  il nous a laissé des signes et des paroles.

– Ah des panneaux de signalisation ? euh et des sms ?

–  Pas tout à fait… mais en quelque sorte oui. Ce sont des signes et des paroles pour vivre de sa vie, dans la vie de tous les jours.

 – Le tout premier sacrement, le premier signe c’est le plus important, c’est une naissance comme dans la vie :

Vous savez de quel sacrement  il s’agit les enfants ?

Le sacrement du Baptême. Nous sommes plongés dans l’amour de Dieu. Plouf dans l’eau ! Plouf dans son amour !

 

 

 

Et voici le sms, enfin je veux dire la parole qui est dite « N. je te baptise au nom du Père et Fils et du  Saint Esprit. »

Après être né, un bébé,  pour qu’il grandisse, il faut le nourrir, de même avec le sacrement de…. L’eucharistie, la communion : il nous nourrit de son pain et de son vin. Un repas qui nous permet d’être ensemble autour de lui à la messe, d’écouter sa Parole, de partager sa table. Et le sms, euh ses paroles c’est «  Prenez, mangez, ceci est mon corps. Prenez, buvez, ceci est mon sang… faites ceci en mémoire de moi. »

– Il y a un autre sacrement qui est lié au baptême. Après un sacrement pour naître et un autre pour se nourrir, le troisième est fait pour respirer. Car si on ne respire pas, on meurt. Celui-là c’est pour vivre comme Jésus, dans le même Esprit. Pour respirer et transpirer Jésus. Il nous donne un ami, quelqu’un pour nous épauler, une aide, cette aide c’est Monsieur Saint Esprit.  Quel est ce sacrement où il nous envoie son Esprit pour nous soutenir dans notre foi, nous affermir, nous confirmer que nous sommes ses disciples envoyés pour témoigner ?

 La confirmation… « N. sois marqué de l’Esprit Saint le don de Dieu »

– Ah oui ! et on reçoit sur le front, des mains de l’évêque, de l’huile parfumée ! Ça sent bon et ça brille, ça luit sur notre front ! On est fier d’être confirmé par Dieu.

– Enfin, comme il nous arrive de casser cette alliance avec lui, cet amour avec lui, avec les autres, avec nous-même, Dieu dans sa grande sagesse nous a montré que Jésus pardonne, relève guérit,…

Pour cela, il nous permet de toujours revenir vers le Père, c’est comme une nouvelle chance qui nous est toujours proposée.

 C’est le sacrement du don par-delà le don, du don, du don, du don qui est toujours donné, redonné,  re-redonné, c’est le… pardon.

 C’est le cœur  de Dieu qui se penche sur notre faiblesse, nos misères, notre péché et qui nous dit que malgré tout cela, tout le mal que l’on a fait, il n’aime pas ce mal, mais il nous aime, nous, malgré tout ! C’est la Miséricorde. Le cœur qui se penche sur notre misère ; c’est la tendresse de Dieu…

– Bouh là là… c’est trop beau ! Mais au fait c’est quoi le péché ? je croyais que c’était un arbre avec des pêches ou un pécheur : quelqu’un qui va prendre du poisson… là tu dis que c’est comme notre misère.

– Ah oui ! ça veut dire que je fais… mais au fait c’est quoi pour vous,  les enfants, le «  péché », faire un péché ?

C’est quand je casse un verre ou que je bouscule quelqu’un… ? euh ! mais je ne l’ai pas fait exprès…

– Alors ce n’est pas un péché ici, c’est une maladresse…

 Par contre, si tu as eu l’idée, la volonté de le faire exprès par colère, vengeance, volontairement contre quelqu’un… c’est faire du mal, c’est un péché, tu as rompu un lien d’amour, tu es devenu un pécheur qui a fait un péché…

Ou encore quand tu mens, tu romps, casses la confiance

Et si tu regrettes et demande pardon, essayant de ne plus recommencer, ça s’appelle « se  convertir », c’est une « conversion ». Le Seigneur, par le prêtre et le sacrement du pardon, de la miséricorde, de la réconciliation, te pardonne. Tu es un pécheur pardonné.

Tu vois. C’est par tous ces signes, ces sacrements, ces gestes et ces paroles transmis par l’Eglise à ceux qui les demandent que l’amour de Dieu est manifesté.

– Et il y a d’autres sacrements : le mariage pour nous montrer l’amour, l’ordre pour nous montrer sa présence à travers le prêtre, le sacrement des malades pour soulager et aider à supporter la maladie.

 

 

La journée s’est terminée par une célébration autour du conte de la corde !

Un jour, un sage raconta cette histoire à deux enfants qui venaient de se disputer.
Il commença par leur donner un morceau de corde aux mille couleurs flamboyantes. Chacun tenait un bout de la corde.
Le sage arriva avec ses ciseaux et coupa la corde. Les enfants furent étonnés et demandèrent au sage pourquoi il avait coupé une si belle corde.
– C’est ce que vous venez de faire en vous disputant, dit le sage. Vous vous êtes séparés, coupés l’un de l’autre, isolés. Vous avez rompu la corde qui vous reliait l’un à l’autre. Comprenez-vous maintenant ?
– Oui, répondirent-ils. Mais nous venons de nous demander pardon.
-Alors, c’est différent, dit le sage. Reprenez votre corde et faites un nœud,

puis tenez-la à chaque bout. Que constatez-vous ?
– Que nous sommes reliés.
– Oui, bien sûr. Mais encore ? Est-ce la même corde ?
– Oui, mais elle est plus courte et nous nous sommes rapprochés l’un de l’autre.

A cause du nœud nous sommes plus proches l’un de l’autre.
– Bravo, dit le sage. Vous avez tout compris. Voilà ce que fait le pardon