Dans une zone quasi désertique du sud, (région de l’Androy) les Filles de la Charité sont au service de personnes très pauvres, chroniquement sous-alimentées, porteuses de nombreuses maladies dues à la consommation d’eau polluée. La Communauté de Tsihombe préoccupée d’améliorer le sort de cette population, saisit l’opportunité des « Projets Rosalie » pour présenter en 2016 un projet « d’aide au développement économique et social de la région ».

 

Ce projet se réalise en plusieurs étapes en 2016 et 2017, avec la concours de la population locale, sous la conduite d’Alain Guillez, un bénévole franco-suisse aux compétences multiples qui a déjà effectué un 1er séjour en 2015 et a commencé  la formation des jeunes villageois qui « en redemandent » ! Découvrez les projets de 2016 : L’arbre notre survie, L’eau si précieuse, Construction de fours économes.

 

Fribourg : L’inattendu de l’Esprit Saint !

Les Filles de la Charité de Fribourg ont répondu à l’appel de Caritas Fribourg, et participent aux « Repas-partage» offerts chaque quinzaine aux personnes démunies et solitaires. Il ne s’agit pas de servir, (oh ! cela nous savons le faire..),  mais simplement d’être là, pour partager le repas et  échanger avec les convives. Des rencontres riches du partage de vie, parfois dans la réciprocité, d’autres fois pour indiquer des lieux où les personnes en situation de précarité peuvent trouver des réponses à leurs besoins.

Un certain jour l’inattendu surgit : une place reste libre à notre table de 8 personnes et une dame qui vient pour la première fois s’approche et demande si elle peut partager le repas avec nous. « Bien volontiers » !  Nous apprenons qu’elle est bénévole à Caritas et je perçois qu’elle est polyglotte. A la fin du repas, je m’approche d’elle pour faire plus ample connaissance et  lui parle des « Projets Rosalie » pour lesquels nous cherchons des traductrices français-anglais. Rania se montre d’emblée intéressée et disponible ; je lui remets un prospectus et nous échangeons nos adresses mail. Quelques jours plus tard, elle m’envoie un mail enthousiaste, car elle a eu « coup de cœur » pour ces projets des Filles de la Charité et estime qu’il faut les faire connaître davantage. Rendez-vous est pris et une intense collaboration s’instaure. Le dynamisme de cette laïque qui propose d’organiser une soirée d’informations-échanges me bouscule, moi qui aime le proverbe : « pour vivre heureux, vivons cachés » ! Mais il en va d’un témoignage et du bien des Pauvres pour lesquels nous cherchons à élargir le cercle des donateurs. Alors allons-y !

Alain Guillez accepte de venir co-animer cette soirée, le programme se prépare et avec zèle Rania crée un PowerPoint. Avec la collaboration des Sœurs de la Communauté locale, nous dressons une liste de personnes à inviter pour une soirée en janvier dans notre Maison du Moléson 6 à Fribourg.

 

Flash sur la soirée de présentation des Projets Rosalie.

Une trentaine de personnes ont rejoint la Communauté et écoutent avec grand intérêt les commentaires d’un diaporama sur la présence des Filles de la Charité dans le monde, le fonctionnement de la plateforme de financement participatif, les projets déjà réalisés et ceux en projet.

 

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En 2e partie, les commentaires forts intéressants de M. Alain Guillez sur la réalisation du Projet 2017 « Cap sur Madagascar » passionnent l’auditoire.  

 

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Vous souhaitez en savoir davantage ? Ce Projet de Formation solidaire, écoresponsable et durable est toujours accessible : 

http://www.projets-rosalie.com/fr/projects/cap-sur-madagascar

 

En 2017, 72 stagiaires ont « mis la main à la pâte » et sont heureux de ce qu’ils ont appris et réalisé. La transmission de compétences permet à plusieurs jeunes de trouver un gagne-pain, tandis que d’autres continuent à répondre aux besoins des Communautés de cette grande île qui souffre d’une grave déforestation et en certains lieux d’une sévère sécheresse.

 

En 2018, l’aventure continue : Après les puits, les citernes, les cuisines et les fours à pain, la plantation d’arbres, l’objectif est de lutter contre la malnutrition, en aménageant des jardins potagers. Guettez la publication, sur le site www.projets-rosalie.com, vers le 20 février, du projet de formation maraichère avec des lépreux.

Oui, une collaboration aux multiples visages, suite à l’initiative d’une Communauté de Madagascar pour répondre avec créativité aux besoins des Pauvres, et des rencontres providentielles qui, par le réseau des Projets Rosalie permettent à de nombreuses personnes de devenir « acteurs de la solidarité ».


Fribourg, le 29 janvier 2018
Une participante à ce réseau de solidarité