Catherine LABOURE en 1876, au soir de sa vie dévoile son secret.
Cette réalité révèle au monde, cette Fille de la Charité hors du commun !
A cette époque en effet, nous mettons un nom sur le visage de la sœur des Apparitions de la Vierge Marie Rue du Bac, la Médaille Miraculeuse, Les Enfants de Marie.

Mais avons-nous réalisé, la jeunesse de Catherine à FAIN?

Le 2 mai 1806 dans un petit village de Bourgogne Fain-lès-Moutiers, Catherine voit le jour elle est le 8ème enfant de la famille Labouré, famille de cultivateurs très honorable de Fain.
Le lendemain Catherine Zoé est baptisée à l’Eglise de Fain.

Dès son plus jeune âge Catherine dite « Zoé » est une petite fille pleine de vie, forte, sérieuse, décidée, courageuse, pour aider aux travaux domestiques de la ferme afin de soulager ses bons parents et surtout sa maman qu’elle aimait par dessus tout.
Mais, elle avait remarqué, son épuisement à la suite de ses nombreuses maternités et de son travail de maîtresse de maison.
Le drame arrive à l’automne 1815, Catherine 9 ans serre la main de sa petite sœur Tonine 7 ans, le cœur bien lourd après la mort de leur chère maman elles doivent s’éloigner du papa et de la famille. Pour Monsieur Labouré s’occuper de la ferme et des enfants aurait été une mission impossible pour un papa seul. Catherine et Tonine partent chez leur tante à Saint Rémy pendant 2 ans.

Dans le cœur de Catherine le vide laissé par le départ prématuré de sa maman est insurmontable. Catherine se hisse sur une chaise, tout en larmes, elle prend la petite statue de Marie dans ses bras pour qu’Elle devienne sa maman.
Cet événement a été vu par une servante de la ferme des Labouré relaté à Tonine.

Imaginons Catherine une adolescente de 12 ans endossant le travail d’une maîtresse de maison avec Tonine dans cette grande ferme de Fain.

Elle mène les affaires, le ménage, les repas de la famille, les lessives, le soin des poules et des pigeons. Elle est tellement dans son élément, que Catherine demande à son papa de se séparer de la servante. Quel courage ! Quelle énergie ! C’est une jeune fille solide et libre, responsable et ordonnée.

Elle va à la messe à Moutiers-Saint-Jean le dimanche à 3 kms de Fain-lès-Moutiers.
Le 25 janvier 1818 elle fait sa première communion à Moutiers Saint Jean.

Catherine est attirée à l’Eglise de Fain pour prier dans la chapelle de la Sainte Vierge. Un jour elle voit un prêtre âgé célébrer la messe, effrayée, elle part sans détacher son regard de celui du prêtre.
« Au sortir de l’Eglise, au cours d’une visite à une malade, la physionomie du vieux prêtre se retrouve devant elle et une voix lui dit : « Ma fille, c’est bien de soigner les malades. Vous me fuyez maintenant, mais un jour vous serez heureuse de venir à moi, le Bon Dieu a des desseins sur vous, ne l’oubliez pas. » Et le rêve s’évanouit…

Quelques années plus tard un tableau de St Vincent de Paul dans la communauté des Filles de la Charité de Chatillon-sur-Seine lui révèle le nom du prêtre âgé vu en songe dans l’Eglise de Fain-lès-Moutiers.

Désolation et chagrin dans la vie de Catherine, la révolte de son père à l’annonce de son désir d’être Fille de la Charité comme sa sœur Marie-Louise ; Il refuse son départ et l’envoie à nouveau en exil à Paris chez son frère Charles pour la faire changer d’avis, cette épreuve durera du printemps 1828 à l’été 1829.

Son père accepte enfin le départ de sa fille bien aimée pour Chatillon-sur-Seine où elle fera son postulat.

Le mercredi 21 avril 1830 : Catherine entre au séminaire des Filles de la charité, Rue du Bac à Paris. Après les événements de 1830, Fille de la Charité à l’hospice d’Enghien, elle mènera sa vie de fermière, très soucieuse du bien être des Pauvres Vieillards. Elle y restera quarante-six ans. Jusqu’à la veille de sa mort, Sr Catherine restera silencieuse.

Elle mènera une vie discrète, humble et régulière parmi les autres sœurs de sa Communauté.
Ainsi Sœur Catherine fidèle à l’exemple de Marie, ne se replie pas sur son privilège.

Elle donne sa vie, elle est servante des Pauvres, douce, tranquille, obéissante et bonne en tous les emplois qui lui sont confiés par ses Supérieures.
Aujourd’hui Sainte Catherine est un exemple pour chacune de nous.

     Bonne Fête !
La Communauté de Fain-lès-Moutiers, Soeur Monique