Née à Sancey-le-Long dans le Doubs (25) le 27 novembre 1765 ; la population était alors autour de 200 habitants (En 2013 : 495)

Elle est la cinquième enfant d’une famille rurale très chrétienne de Franche-Comté.

À l’âge de 22 ans, obéissant à sa foi et à sa vocation qui la pousse vers le service des plus démunis, elle intègre la Compagnie des Filles de la charité, d’abord à Langres, fin juillet 1787 ensuite à Paris, à la maison-mère, le 1er novembre.

Pendant la Révolution française, toutes les Filles de la charité, comme bon nombre de religieuses, sont dispersées et doivent retourner chez elles. En mai 1794, Jeanne-Antide retourne donc à Sancey.

Toutefois, ne renonçant pas à sa vocation, le 15 août 1795, elle part en Suisse, avec les Solitaires du Père Antoine-Sylvestre Receveur, une communauté errante, avec laquelle elle va parcourir la Suisse et une partie de l’Allemagne. Arrivée à Passau, sur les bords du Danube, le 24 avril 1797, elle choisit de rentrer. Elle arrive au Landeron, près de Neuchâtel en Suisse le 24 juin, après un voyage solitaire de plus de 600 kilomètres. Là, elle reçoit l’appel de deux prêtres français qui lui demandent de rentrer en France, à Besançon, pour s’occuper des enfants non scolarisés et des malades. Elle est de retour le 15 août.

 

 


Le 11 avril 1799, elle fonde à
Besançon une école gratuite pour les filles et un bouillon pour les pauvres. De mai à septembre 1802, Jeanne-Antide rédige la Règle de vie de sa communauté. Accompagnée de quelques sœurs attirées par son idéal de vie, elle ouvre de nouvelles écoles, et des lieux dédiés aux soins des malades, tandis qu’elle envoie ses sœurs faire la classe et soigner les pauvres.

 

 

 

 

Fondation de sa communauté religieuse :

On lui demande aussi de prendre en charge le service des prisonniers de la prison de Bellevaux, le 23 septembre 1802, où elle s’efforce de mettre ses talents d’éducatrice au service des prisonniers, leur donnant de quoi se nourrir, organisant du travail et leur permettant ainsi de recevoir un salaire.

En 1807, à Paris, la communauté reçoit le nom officiel de « Sœurs de la charité de Besançon ».

Appelée en Haute-Savoie, à Thonon, elle s’y rend avec quelques sœurs le 8 mai 1810, mais peu de temps après, au mois de novembre, elle reçoit un appel de Naples où elle se rend avec huit de ses sœurs.

 

Naples

À Naples, on lui demande d’abord de prendre en charge l’hôpital des Incurables, Elle ouvre aussi une école, une pharmacie au milieu du couvent qui lui avait été octroyé ; elle et ses 6 sœurs n’hésitent pas à en sortir pour aller visiter et soigner pauvres et malades.

Le 23 juillet 1819, les Constitutions sont approuvées par le pape Pie VII. Il donne à la communauté le nom de « Filles de la charité sous la protection de Saint Vincent de Paul », mais l’archevêque de Besançon veut en prendre la direction en France ; ses sœurs restées provoquent une scission avec les sœurs napolitaines. Jeanne-Antide est rejetée et quitte Besançon.

Elle s’abandonne à Dieu et en août 1823, elle repart pour Naples, où elle meurt le 24 août 1826. Elle a 61 ans. Elle est béatifiée en 1926 et canonisée en 1934.

Jeanne-Antide Thouret est fort vénérée à Besançon :

  • Une rue de la ville, une rame du tramway et un arrêt de bus portent son nom
  • « La Boutique de Jeanne Antide » : association loi 1901, humanitaire, d’entraide, sociale existe depuis
  • Un film fut tourné pour le bicentenaire de la fondation de la congrégation : « Sainte Jeanne-Antide, une vie au pas de Dieu »
    • A Sancey le Long, la basilique porte son nom ;
    • Et à Belfort, une Église lui est dédiée.

 

 

La maison-mère se trouve Grande-Rue à Besançon et les Sœurs sont présentes dans 24 pays.

 

« Je traverserai les mers, j’irai jusqu’au bout du monde si c’est la volonté de Dieu. »

« Je suis fille de la Sainte Église, soyez-le avec moi »

« Quand Dieu appelle et qu’on l’entend, il donne tout ce qu’il faut »

« En avant, toujours, pour Dieu »

 

 

Maitre autel de la basilique à Sancey (1932) : Il est en marbre blanc de Carrare.
Les piliers qui soutiennent la pièce d’autel sont en onyx. Au centre, de chaque côté, l’alpha et l’oméga.
Les dix anges représentent les vertus théologales, cardinales et religieuses.

 

 

La communauté de Roubaix
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