Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul

Province Belgique-France-Suisse

En 1855, les Filles de la Charité arrivèrent à THESSALONIQUE, ville du Nord de la Grèce, qui était encore sous l’Empire Ottoman et ce, jusqu’en 1912. Elles furent logées dans une vieille maison en bois, en mauvaise état. On raconte que les jours de grandes pluies les Sœurs devaient avoir leurs parapluies ouverts dans leur lit pour ne pas être mouillées. Et cependant, ce fut cette modeste habitation qui devait servir de « berceau » à toutes les maisons et œuvres des Filles de la Charité de THESSALONIQUE. Les Sœurs étaient au nombre de quatre ; elles avaient ouvert 2 classes. Dès l’ouverture, elles avaient une quarantaine d’élèves, des grecques orthodoxes surtout, car alors les catholiques n’étaient pas nombreux à THESSALONIQUE.

En 1856, les Sœurs ouvrirent un Dispensaire mais bientôt elles ne purent suffire car c’était trois ou quatre cents personnes qui s’y présentaient tous les jours. Aussi, la Compagnie des Filles de la Charité leur envoya bientôt deux autres Sœurs. Le 8 septembre, l’Association des Enfants de Marie fut fondée ; elle fut très florissante.


Soeurs et enfants de Marie

En 1857, elles commencèrent les visites des pauvres et des malades à domicile ainsi que les visites dans les prisons.

En 1858 elles ouvrirent un Hôpital et voici comment : un jour parmi les malades il s’en trouva un, dont l’état était tellement grave, qu’on ne pouvait le renvoyer. Il fut logé dans une chambrette pour le soigner. D’autres cas semblables suivirent : l’Hôpital était fondé. Mais la maison de l’Hôpital se trouvait trop vieille et avec les années il devint impossible de continuer de la sorte.

En 1861, les Sœurs avaient commencé un Orphelinat avec des jeunes filles bulgares. Il y en avait alors une trentaine lorsqu’en 1893. Les Sœurs cédèrent leur maison pour en faire l’Hôpital. Les orphelines partirent en dehors de la ville, dans une maison de la campagne de CALAMARI qui avait été donnée aux Sœurs par Mgr BONETTI.

Les premières années les orphelines et trois sœurs affectées à cette œuvre furent logées provisoirement dans le petit local qui se trouvait dans ladite campagne, mais il fallut vite pourvoir à leur construire une maison convenable et adaptée à l’œuvre.

 

 

 

 

En 1872, les Sœurs rentrèrent dans une maison vaste et spacieuse construite sur la rue du quartier Fragon grâce au secours du Gouvernement français. Cette maison put contenir toutes les œuvres dont s’occupaient alors les Sœurs à l’exception de l’Hôpital qui resta dans une maisonnette en bois contiguë.

En 1893 il fallait absolument construire un nouvel Hôpital car le mouvement occasionné par les nouvelles lignes du chemin de fer amenait beaucoup de malades.  Il y avait un manque de médecins et la vétusté de l’Hôpital était vraiment déplorables. Cela nécessitait une nouvelle construction. Mais où trouver des fonds ? Après réflexion les Sœurs cédèrent la vaste maison qui leur avait été construite en 1872 et se réfugièrent dans la maison où se trouvait l’Hôpital.

En 1894, on ajouta à l’Orphelinat une Ecole externe, on bâtit aussi une grande chapelle qui sert de succursale à la Paroisse de THESSALONIQUE.

Ancienne école

Le 20 octobre 1898, une grêle épouvantable et une pluie torrentielle qui dura 24 heures, cassa toutes les tuiles et les poutres de la toiture. Cette dernière étant pourrie, le toit s’effondra. Les Sœurs durent partir en hâte et la maison fut abattue, n’étant pas en état d’être réparée : depuis lors elles furent logées fort précairement et d’une manière provisoire en attendant le moment de la Providence.

 En 1898, la maison de CALAMARI fut détachée de celle de THESSALONIQUE car l’administration devenait trop lourde pour une seule Supérieure. A cette époque, les œuvres des Filles de la Charité à THESSALONIQUE sont : l’Hôpital – les classes -le Dispensaire – la visite des pauvres à domicile et aux prisonniers – la Crèche – les Associations des Dames de Charité et les Jeunes Economes.

LES CLASSES

L’école tenue par les Sœurs à THESSALONIQUE se développa de plus en plus, il fallut construire un local en dehors de la maison qu’habitaient les Sœurs. Mgr BONETTI leur ayant cédé une maison avec de vastes cours, c’est là que furent construites en 1885 les classes, avec une belle salle d’Asile, ce qui permit de commencer cette œuvre qui n’existait pas encore. L’Asile accueillait une centaine d’enfant.  

Le total des classes, Asile compris, étaient de 280 élèves (230 catholiques, 30 israélites et 20 orthodoxes).

LE DISPENSAIRE

Depuis sa fondation, le Dispensaire était très fréquenté, 200 à 250 personnes venaient pour y recevoir des soins ou des médicaments. Les Sœurs arrachaient des dents, faisaient des pansements et des lavages d’oreilles… Les soldats turcs aimaient venir s’y faire soigner. Durant la guerre gréco-turque, la journée n’était pas assez longue pour recevoir tous les soldats qui venaient même de très loin se faire soigner. Ils avaient envers les Sœurs un très grand respect et une grande confiance. Voici un billet écrit par un soldat turc : « mademoiselle chirurgienne, au nom de la charité ayez pitié ! Envoyez un peu de poudre d’iodoforme. Salutations empressées depuis la prison de la citadelle de Salonique. Un soldat » (l’iodoforme est un antiseptique).

VISITE AUX PAUVRES

C’était avec joie que les Sœurs étaient accueillies partout où elles se présentaient. Ces visites étaient faites avec une grande assiduité. Elles étaient appelées de tous côtés, les mères accourraient avec les enfants dans les bras. Les portes des Hôpitaux turcs et des prisons leur étaient toujours ouvertes lorsqu’il s’y trouvait quelques catholiques. On venait toujours prévenir les Sœurs surtout si les malades étaient en danger de mort, les turcs laissaient entière liberté aux missionnaires Lazaristes, en collaboration avec les Sœurs, pour aller administrer les sacrements. Chaque année au Temps Pascal, elles allaient à la prison turque préparer les prisonniers catholiques qui pouvaient s’y rencontrer. Le nombre de visites aux pauvres catholiques dans les années 1890 étaient en moyenne de 2000 par an, et de 3500 orthodoxes.

LA CRECHE

C’est à THESSALONIQUE, à la porte des Sœurs, que sont recueillis les enfants trouvés avant d’être admis à la crèche des Sœurs de Charité de Zetenlik (aujourd’hui, Stavroupolis). Au moment où ils sortaient de nourrice, les Sœurs étaient chargées de leur assurer un avenir.

LES DAMES DE CHARITE

C’est le 17 mars 1867 que l’Association des Dames de Charité a été établie à THESSALONIQUE. Chaque année les Dames organisaient une fête au profit de pauvres. Une Assemblée générale avait également lieu où l’on présentait le compte rendu des recettes et des dépenses de l’œuvre. Grâce à cette Association, en 1895 fut ouvert un Asile pour les pauvres vieillards et les veuves sur un terrain mis à disposition par les Pères Lazaristes.

En 1911 l’Asile, répartis en 8 petites maisonnettes, comptait 38 personnes.

L’ŒUVRE DES JEUNES ECONOMES

Cette Association, qui rivalisait de dévouement avec les Dames de la Charité, avait pour but de procurer des vêtements et des chaussures aux petites filles pauvres des classes.

Fin 1927, toutes ces œuvres fonctionnaient parfaitement bien et servaient une grande foule de pauvres, preuve manifeste de la bénédiction de Dieu pour les œuvres de Saint Vincent de Paul.

 

ZOOM SUR L’HOPITAL SAINT PAUL

Très tôt, l’Hôpital fonctionna dans les meilleures conditions hygiéniques : un médecin, un chirurgien y furent attachés. Toutefois, les malades étaient libres de choisir parmi les autres médecins de la ville. Les différentes Compagnies du Chemin de Fer, la Compagnie de Construction du Port, les différentes Agences de la Ville y firent soigner leurs malades. Les catholiques pauvres de différentes nationalités y étaient reçus gratuitement. Dès les premières années, 250 à 300 malades passaient annuellement à l’Hôpital.

Peu avant la Seconde Guerre Mondiale, le bâtiment subit une heureuse restauration qui en fit un Hôpital moderne. Il était composé de 3 étages, comprenant 45 pièces avec toutes les installations électriques, sanitaires, chauffage, salle d’opérations, radioscopie.

Lors du bombardement du 1er novembre 1940, les malades furent dispersés et l’Hôpital fermé pendant 1 mois et demi. Pour plus de sécurité, il fut alors transféré dans les locaux de l’Orphelinat des Sœurs de CALAMARI et a fonctionné ainsi jusqu’en 1945. Le bâtiment Saint Paul a été réquisitionné par l’armée grecque et transformé en Hôpital militaire, jusqu’à l’arrivée des Allemands en avril 1941. Ceux-ci occupent alors toutes les salles jusqu’au 21 septembre 1944. Ce jour-là, en effet, lors d’un bombardement aérien, des bombes incendiaires tombèrent sur la toiture ; les trois étages partirent en fumée faute de moyen d’extinction.

Le 31 octobre 1944, les Allemands partaient, et le 1er novembre les Sœurs reprenaient possession des lieux.

A partir de 1946, grâce aux dons envoyés par la Divine Providence, avec l’aide de l’Ambassadrice de France à Athènes (Madame de Vaux Saint Cyr), du Consul Général (Monsieur Paul Forion), les travaux de reconstruction de l’Hôpital pouvaient commencer. En novembre 1949, le rez-de-chaussée est de nouveau aménagé. Puis dans les mois suivants, le fonctionnement redevint normal. De nouveaux travaux furent effectués en 1956.

En 1976 un important tremblement de terre endommagea de façon importante le bâtiment. En 1983, les Sœurs cédaient gratuitement l’Hôpital à la Sécurité Sociale avec l’obligation de garder le personnel soignant. Les Sœurs quittaient alors les services, mais une communauté de 3 Soeurs restait sur place afin d’assurer une présence auprès des malades. En 1995, la dernière Fille de la Charité partait définitivement de l’Hôpital.

Sœur Anna, pour le Service des Archives de la Province Belgique France Suisse

J’ai eu le plaisir que l’on me demande de vous partager ce que je vis auprès d’un groupe de jeunes à Roubaix près de Lille. 

Avant de commencer je voudrais juste vous dire que d’autres Filles de la Charité vivent la même chose partout dans le monde. Je suis ravie de penser à elles et de me faire l’écho de leurs voix en couchant ces quelques lignes. 

En effet l’année prochaine du 1er au 6 août se tiennent les Journées Mondiales de la Jeunesse. A l’appel du Pape François les jeunes du monde entier se retrouveront à Lisbonne au Portugal. 

J’accompagne une aumônerie étudiante. Nous nous retrouvons toutes les semaines le jeudi soir. Nous avons un temps spirituel puis nous partageons le repas. C’est dans ce cadre que 7 d’entre eux (Camille, Heuliate, Aike, Kevin, Raphael, Alfred et Patrice Emmanuel) ont pris les JMJ comme projet pour cette année. 

C’est véritablement une année de préparation qui comprend la collecte de fonds. Pour chaque jeune qui part, c’est 1 000 euros à trouver. Nous faisons toutes les semaines de succulents gâteaux qui rendent heureux des palais gourmands, bienveillants et généreux. 

Cette année est également une occasion de se poser la question de ce que l’on veut vivre spirituellement. Notre diocèse propose de partir 1 semaine plus tôt afin d’aller à la rencontre de nombreux intervenants qui répondront aux questions que se posent les jeunes sous forme d’ateliers, de temps de prières, de partages…

L’objectif est clairement la rencontre de l’Autre et de l’autre. Comment il vit sa foi, comment elle s’inculture dans sa vie avec une culture et des pratiques différentes ? Comment il rayonne ? Quelles sont ses difficultés ? 

Le thème de ces journées est « Marie se leva et partit en hâte ». En tant que Fille de la Charité ce thème m’a tellement parlé. Je me suis sentie provoquée à me lever pour les accompagner. Cela m’a semblé une évidence. Je sais, pour avoir fait celles de Pologne, que c’est une expérience fondatrice dans la vie d’un jeune. C’est unique pour eux. Être témoin de cela est un beau cadeau. 

Nous sommes loin du jour du départ. Mais nous avons besoin de vous dès aujourd’hui. Chaque groupe a besoin de votre prière dès aujourd’hui. Ce que les jeunes feront de ce temps qui leur est proposé se prépare aujourd’hui. 

Je prête ma voix à toutes mes sœurs porteuses du même projet. Accompagnez-nous par votre prière ! Partez à Lisbonne avec nous par la prière ! 

Regardez cette photo. Ils sont tellement beaux. Ils sont porteurs de germe de vie et d’espérance. 

Nous vous déposerons à Fatima ! 

Merci pour eux !

Sœur Marie Elisabeth 
Fille de la Charité

L’équipe de la JMV France vous souhaite une excellente fête de sainte Catherine Labouré.

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Au Centre de la Médaille Miraculeuse (MMC) d’Athènes

Novembre est un mois spécial pour la Famille Vincentienne car toute la famille célèbre 3 fêtes importantes. Le CMM en tant que membre de la Famille Vincentienne ne fait qu’un avec l’Église Universelle et tous les vincentiens, en remerciant et en louant Dieu pour le don du charisme vincentien et pour les saints et bienheureux de la famille vincentienne.

 

En la fête de notre Mère, la Vierge Marie, sous l’invocation de la Médaille Miraculeuse, le MMC célèbre le triduum, en vivant des temps de partage, des sessions de formation et des liturgies festives.  


Avant la pandémie COVID 19, chaque année, le Centre avait l’habitude de célébrer la Fête avec les personnes âgées de la résidence du Bon Samaritain à Pefki (maison confiée autrefois à la Compagnie des Filles de la Charité). Les résidents étaient habitués à recevoir la Médaille Miraculeuse. Les enfants, les parents, et les membres des différentes équipes vincentiennes (les Vincentiens Samaritains de la Médaille Miraculeuse (VSOLMM) et les Catéchistes) préparaient un programme pour les personnes âgées chants, danses… puis rafraîchissements et des petits cadeaux.

 

Au début de la pandémie de Covid 19 en 2020, afin d’offrir une réponse particulière aux signes des temps actuels comme le faisait en son temps Monsieur Vincent, le Centre de la Médaille Miraculeuse s’est transformé en une sorte de cyber-église, afin de faire perdurer les expressions de notre dévotion mariale en utilsant les moyens virtuels. La situation appelait en effet à la flexibilité et à l’adaptation pour continuer à vivre activement notre foi.

Ainsi, au plus fort du confinement à Athènes, le Centre avait fourni aux membres une autre manière de célébrer les Fêtes de la Médaille Miraculeuse, de Sainte Catherine Labouré et le Jour de la Fondation des Filles de la Charité. 

Nous avons vécu des réflexions, des messes et des sessions de formation via la plateforme numérique ZOOM, ceci grace à l’implication de prêtres lazaristes des Philippines, de Belgique et d’autres parties de l’Europe. Bien que ce ne soit peut-être pas la façon idéale de célébrer, nous croyons toujours que vivre ensemble ‘’en famille vincentienne’’ des célébrations apporte à chacun d’entre nous la force nécessaire pour poursuivre la route en tant que disciple de Jésus à la manière de St Vincent.

La communauté des philippines du Centre de la Médaille Miraculeuse d’Athènes

Cette année, au Lycée Saint Vincent de Paul à Nîmes, la fête de Saint Vincent de Paul a pris un éclat particulier. Sous l’impulsion de Monsieur SOULAS Jean-Marc, ancien Président de la Société Saint Vincent de Paul à Nîmes, toutes les branches de la famille vincentienne qui oeuvrent sur la ville, se sont rassemblées à cette occasion dans l’enceinte du lycée.

 C’est ainsi que des représentants : des Equipes Saint Vincent, des Lazaristes, des Filles de la Charité, de la Société Saint Vincent de Paul, du Pain Partagé ce sont retrouvés pour fêter ensemble, sur trois jours, leur Saint Patron.

   Déjà le 26 Septembre dans la journée, des panneaux illustrant les activités des diverses branches ont été installés dans le patio du lycée afin de sensibiliser les élèves.

    Le 27 Septembre, à 10h, rassemblement dans la cour de tous les élèves, des enseignants, du personnel de l’administration, de la restauration, de l’entretien, auxquels s’est ajouté l’aumônier du lycée, nouvellement nommé (remplaçant le Père Nino absent pour des raisons familiales), accompagné de ses deux confrères avec qui il constitue l’équipe d’une paroisse récemment organisée dans le secteur.

    Du haut d’une des passerelles de la cour, Monsieur Loquet, Directeur de l’établissement, a pris la parole pour expliquer la raison de ce rassemblement. En rappelant le nom du Lycée, Monsieur Loquet a campé en quelques phrases qui était Saint Vincent, faisant ressortir les valeurs qui l’animaient et qui sont celles que le projet de l’établissement a repris et qui servent de guide aux enseignants.

Son intervention a introduit la lecture d’une page de l’Evangile assurée par le nouvel aumônier. Afin de montrer combien ces paroles de Mth 25 mobilisent toujours les chrétiens, après chaque évocation d’un service, le Père s’arrêtait et un bénévole de la famille Vincentienne, se détachant du groupe, montrait  une affiche en clamant fort ce qui y était inscrit. Exemple à: «  j’avais faim et vous m’avez donné à manger » la représentante du Pain partagé proclamait : « je suis bénévole au Pain Partagé ».

     La lecture finie, l’aumônier a insisté sur l’importance pour tout chrétien de traduire sa foi dans une attitude d’ouverture à l’autre par un engagement dans un service et le 28 septembre étant sur le plan national la journée de la langue, il en a rappelé l’importance pour les échanges mais aussi le bien et les torts qui peuvent lui être attribués. Avec ses confrères ils ont béni l’assemblée et ont invités les volontaires à se rendre à la chapelle pour l’Eucharistie.

La chapelle, bien remplie, a favorisé un climat de recueillement. Elèves et enseignants ont assurés les lectures, l’APS et un enseignant ont animés les chants. Les textes étaient ceux de la fête de saint Vincent, à l’homélie le Père a repris la nécessité pour tous de vivre concrètement sa foi en étant au service des autres. Il les a invités à ouvrir leur vie, à faire des choix, à être cohérents. Un silence plein de vie a empli la chapelle durant toute la cérémonie. A la sortie chaque élève est reparti avec une fleur.

Pour le repas, les élèves ont repris leurs habitudes, et les bénévoles qui étaient libres, avec les prêtres, ont pris le repas de la cantine ensemble dans le jardin du lycée. Ce bref partage a donné envie d’une suite. 

    Le 29 septembre à partir de 8h nous reprenons nos animations. C’est le jour des témoignages.

     Les bénévoles, en binôme, sont invités à rencontrer tous les élèves de seconde. Pour quoi eux ? C’est leur première année dans l’établissement, pour qu’ils adhérent plus consciemment aux valeurs qui sous tend le projet pédagogique il est important qu’ils soient au clair avec l’esprit qui anime leur équipe enseignante. Pendant environ 75 minutes nous exposons aux élèves qui nous sommes, quel est notre engagement, les valeurs que nous portons, et le lien avec notre présence pour cette journée. Non seulement nous avons tous reçus un bon accueil, mais nous avons été impressionnés par la qualité de leur écoute et une très grande simplicité dans leurs questions : Pourquoi ? Comment? Difficultés à durer ? 

     Et nous, nous leur avons posé la question : pourquoi avez-vous choisi cet établissement ? Bien sûr il ya eu les réponses classiques : Ce sont mes parents.., il y avait la section que je voulais… mais surtout la qualité d’accompagnement des élèves par les professeurs. Là nous pouvions reparler que le projet pédagogique du lycée était basé sur les valeurs qu’avait vécu et enseigné Saint Vincent. Si leurs prédécesseurs avaient su les maintenir, à eux maintenant de prendre la relève.

      La journée du 30 septembre était consacré à l’Art. Comment matérialiser les fruits de ces journées ?

Deux ateliers animés par des équipes vincentiennes au cours de l’année, ont été proposées aux élèves. Ils devaient s’inscrire, les capacités d’accueil étant limités à 50 personnes par atelier d’une heure.

  Un atelier : Peinture de santons.

Les figurines étaient très variées et les talents ont pu s’exprimer. Ceux qui le voulaient ont pu repartir avec leur œuvre

   Un atelier : Ecriture sur céramique.

Le texte écrit devait être un engagement, et ils repartaient avec.

                                         

Quelle suite ?

   Au cours des ateliers plusieurs ont exprimé le désir de s’engager pour un service. 

   Tout a été repris au bilan de ces journées.

   Unanimement nous avons tous ressenti la nécessité de donner une suite rapide et concrète. Voici ce qui est retenu :

  • Organiser une permanence commune à toutes les branches de la famille vincentienne où les élèves pourront s’informer et choisir une activité.
  • Un goûter de Noël pour les enfants des bénéficiaires de toutes les branches de la famille vincentienne actives sur Nîmes.
  • Après midi récréative pour les enfants hospitalisés.
  • Opération « sourire » auprés des personnes en EPHAD.
  • Afficher à la permanence la liste des projets Rosalie
  • Faire « revivre «  la chapelle par des « expos », des conférences, une chorale,…..

                  

 Souhaitant à tous ces projets : éclosion et longue vie.

La communauté de Nîmes

Peinture faite par Roger personne vivant dans la rue

Lorsqu’un clochard sans espoir, toujours dans l’espace foncé, se trouve dans le besoin biologique : le manger, l’abri, le froid, l’exclusion.

Saint Vincent de Paul avec sa lumière le protège des ténèbres.

Enfin un instant d’espoir dans son abandon, l’abandon toujours. 

Ce clochard trouve dans son regard un peu de compassion, un peu plus d’espoir et d’allégresse, de paix, dans la lumière de Saint Vincent de Paul.

Un cordon bleu céleste, ce ciel bleu de printemps comme dans la Normandie, mais aussi ses yeux. 

Ce clochard sans domicile fixe existe à Paris, il a été rejeté de la soupe populaire dans le 6ième.

Rejeté de la soupe à cause de son odeur, ses haillons.

Pas accueilli pour manger assis, on lui donne une gamelle à emporter. Il se trouve dans une solitude, l’isolement, exclusion absolue.

Il essaye de manger sa compote avec la main, il accroche un sac et son pain, il mange sur le trottoir et marche en même temps, il est seul au monde.

Saint Vincent lui donne l’espoir de s’en sortir, d’être aimé ; son regard le fait avancer, il a quelqu’un près de lui.

Roger

Dans la paroisse des PÉRICHAUX, ce Saint Vincent nous a réunis le 27 septembre c’est la première année que toute la famille vincentienne était rassemblée.

Une célébration dans la chapelle de la communauté avec les personnes en précarité de Depaul et les femmes de l’équipe St Vincent, « un temps de paroles autour de St Vincent ». 

Sœur CLARA nous a présenté des étapes de la vie de st Vincent et son message pour chacun de nous aujourd‘hui en imageant son intervention avec deux oiseaux.  

« Le colibri, ce n’est pas avec des gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu » et le colibri de répondre : « je le sais mais je fais ma part. »

« Le coq qui a les pieds dans le fumier mais commence sa journée en chantant.

Le Père GASPARD, lazariste fait un commentaire à partir de l’Evangile du Bon Samaritain et chaque participant apporte sa pierre dans le partage.

Le chant « St Vincent Toi l’ami, des pauvres et des petits » a resonné dans cette chapelle tout au long de la célébration et resonné pendant le repas préparé par Depaul.

Le soir nous avons retrouvé les conférences de St Vincent, équipes St Vincent, Depaul, les Filles de la Charité pour l’Eucharistie paroissiale. Nous avons fini la soirée par le partage d’un repas dans une salle de la paroisse.

La lettre du père Tomaz nous invite à mobiliser toutes nos forces et tous nos talents pour faire de cette fête un témoignage familial.

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Repas chez Depaul

Communauté de Paris – les Périchaux

En la Solennité de Saint Vincent de Paul, fondateur des Filles de la Charité avec Sainte Louise de Marillac, nous vous proposons un diaporama original :





Le groupe « Marcheurs et pèlerins » est venu quelques jours au Berceau. Ils nous racontent leur passage au Berceau et en particulier l’accueil par l’équipe des salariés et des bénévoles de l’Œuvre du Berceau. Les extraits de la revue : Marcheurs et pèlerins numéro spécial – Mai 2022

Voyage des retrouvailles : Vendredi 20 au lundi 23 mai 2022

Jour 1 : Vendredi 20 mai – Berceau de Saint Vincent de Paul

De bon matin, à Saint Pierre de Fronze (Tarn), 41 « Marcheurs et Pèlerins » montent dans le bus conduit par Frantz. Le vent d’Autan souffle fort mais la journée s’annonce belle et ensoleillée.

Dans la joie de se retrouver, nous voilà partis en direction des Landes où nous sommes attendus en début d’après-midi au Berceau de Saint Vincent de Paul, près de Dax. Comme son nom le suggère, c’est là qu’est né Vincent de Paul le 24 avril 1581, le grand apôtre de la charité, canonisé par le pape Clément XII, le 16 juin 1737. Magaly accueille chaleureusement notre groupe à la descente du car.

Une fois installés à l’hôtellerie, nous avons rendez-vous avec Sœur Stanislawa, une polonaise, « Fille de la Charité », pour une magnifique présentation des lieux et de la vie de Saint Vincent de Paul. Ses explications, dans un français remarquable, précèdent notre passage devant le grand chêne de plus de 800 ans qui a vu naître et grandir Vincent. Face à l’entrée de l’église, nous pouvons lire autour du tympan « Quis putas puer iste erit », une citation latine de l’évangile selon Saint Luc qui signifie : « Que deviendra cet enfant selon vous ? » Nous visitons ensuite « Ranquines », la maison natale. Et nous nous promenons sur le parcours biblique.

A 17 h 30, le Père Jean SERS, célèbre la messe dans l’église, en présence des Filles de la Charité. C’est une très belle église datant de 1864, de style néo-byzantin avec une forme de croix latine. La coupole offre une représentation de l’ascension de Saint Vincent de Paul au paradis. Cette première célébration, dans le recueillement, la prière et l’interprétation de chants avec ferveur, est très appréciée de tous.

Jour 2 : Samedi 21 mai – Biarritz

A 8 h, nous montons dans le car direction Biarritz… La journée a été bien remplie (petit train touristique, balade, messe, visite de l’aquarium…). Il fait chaud et une bonne glace s’impose avant de remonter dans le car qui nous ramène au Berceau de Saint Vincent de Paul.
Après le repas du soir, nous nous retrouvons à l’église avec les Filles de la Charité pour une prière commune très appréciée.

Jour 3 : Dimanche 22 mai – Les Landes

Visite de Saint Sever, messe dominicale, visite de l’abbaye Notre Dame Saint Eustase, visite de l’Ecomusée de l’Armagnac, du musée du vigneron, de la salle des alambics, de la cave souterraine et la dégustation de Floc de Gascogne et d’Armagnac…

Vers 17 h, il ne nous reste plus qu’à quitter le domaine avec quelques bouteilles souvenirs et retourner au Berceau. Avant de passer à table, Brigitte remet le foulard « Marcheurs et Pèlerins » à toute l’équipe de la cuisine, si gentille avec nous. Comme la veille, nous nous retrouvons pour le dernier soir avec les Filles de la Charité pour prier et chanter dans l’église. Avant de se séparer, Yves remet également le foulard à toutes les sœurs, qui l’acceptent avec joie et attendent qu’un jour, nous puissions revenir les voir.

Communauté des FDLC du Berceau

Dimanche 21 août 2022, jour d’intégration des Sœurs des Pays-Bas à la Province Belgique-France-Suisse, Sœur Françoise PETIT, Sœur Luisa FARRI, Sœur Élise BORTHEIRIE et son Conseil, Sœur Christine EGER, Visitatrice de la Province Cologne-Pays-Bas, le Directeur provincial et les Sœurs allemandes, sont attendus par les Sœurs de Panningen, les animatrices laïques et leur coordinatrice, le responsable des affaires économiques et juridiques et les deux traducteurs. Deux Sœurs de Belgique étaient également présentes : Sœur Gilberte et Sœur Jeanne de Diest.

A l’arrivée, moment d’accueil fraternel partagé autour d’un café gourmand.

Dans la chapelle des Lazaristes, la célébration eucharistique a été présidée par le Sous-Directeur des Pays-Bas, entouré du Directeur de la Province de Cologne-Pays-Bas et du Directeur de la Province Belgique-France-Suisse. Au cours de cette Eucharistie, les 13 Sœurs des Pays-Bas ont été intégrées à la Province Belgique-France-Suisse.

EPHATA ! Mouvement que la Province Belgique-France-Suisse s’engage à vivre :

Franchir la porte…

Aller vers…

Rencontrer…

Devant la maison des Sœurs à Panningen, plantation d’un pommier, signe et promesse d’avenir fructueux.

Dans la démarche d’Ephata, accueil mutuel et fraternel, au-delà des frontières.

Quelques échos de la journée du 21 août 2022

Fribourg est la capitale du canton du même nom. Elle se trouve dans la partie ouest de la Suisse. Située dans la vieille ville médiévale, qui surplombe la Sarine. La Sarine coupe le Canton de Fribourg en deux.

Au 18ème siècle, les plus aisés de la ville habitaient au Bourg et à la Grand-Rue, tandis que les plus défavorisés s’installèrent en Basse-Ville, notamment à la Neuveville.

Situation de Neuveville dans Fribourg

En 1841, une dame française, originaire de Franche-Comté, Adélaïde DE LA POYPE, réfugiée à Fribourg pendant la Révolution française, achète une maison dans la rue de la Neuveville aux Pères Rédemptoristes.

Fribourg la Providence

Elle remet cette maison à Mgr YENNY, Evêque de « Lausanne et Genève », pour y accueillir des petites filles pauvres et des malades. Mgr YENNY et Adélaïde de la POYPE demandent qu’elle soit confiée aux Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul. Mais la Compagnie des Filles de la Charité n’accède pas à leur désir par manque de Soeurs disponibles. Ce sont donc les « Sœurs de Ste Jeanne Antide Thouret » de la Roche-sur-Foron (Haute Savoie) qui en assurent le service. Elles y restent jusqu’à la Révolution de 1848, époque où un décret d’expulsion les atteint ainsi que d’autres Ordres religieux. La Maison de la Providence est fermée. En juillet 1850, une Directrice laïque prend la responsabilité de l’Etablissement avec des « maîtresses séculières ». Le nom « Providence » devient « Asile ».

Mgr MARILLEY, nouvel Evêque, craignant que le Gouvernement soit à nouveau défavorable aux Sœurs de la Roche, réitère la demande et obtient trois Filles de la Charité, détachées de la Maison de Charité de Genève.

Le 21 novembre 1858, trois Filles de la Charité arrivent à l’orphelinat, baptisé « Maison de La Providence », rue de la Neuveville.  Elles apportent pour tout bien une petite statue de la Sainte Vierge. Elles lui donnent la place d’honneur et lui confient l’avenir.  A cette époque, FRIBOURG compte 9 000 habitants. Leurs robes bleues et leurs cornettes blanches attirent l’attention.

En janvier 1859, deux autres Sœurs les rejoignent. La Comtesse de la POYE leur remet une rente de quatre mille francs à la condition que cela soit utilisé pour les enfants et pour les œuvres de la charité.

Sœur Marie-Louise THIERY, fut la première Sœur servante. Elles sont appelées « Sœurs de la Providence ». Les débuts sont un chemin de croix. Sœur Marie-Louise supporte, avec une patience inaltérable, des méchancetés et des calomnies. Mais sa confiance est récompensée :

               « Petit à petit, en raison de leur dévouement, du bien qu’elles accomplissent, des misères qu’elles soulagent, la mentalité change, les témoignages de sympathie se multiplient, de solides liens d’amitié se nouent avec des gens de toutes conditions ».

Cours des orphelines

L’orphelinat se développe grâce aux agrandissements successifs et aux bienfaiteurs. Il accueille 7 petites filles, puis 12, puis 30, puis 40, jusqu’à 80 en 1870. Leurs parents sont décédés, ou en incapacité de les élever.

               « Bientôt, l’Etablissement jouit d’une telle réputation que des Suisses allemands y placent leurs filles en vue d’y apprendre le français ».

Comme beaucoup ne paient rien ou presque rien, et, que les revenus de la Fondation se montent à quatre mille francs, c’est une lourde charge pour la Maison de la Providence.

Les enfants vont en classe en Ville. Puis sur la demande des parents, les Sœurs ouvrent une école primaire avec l’accord du gouvernement, en 1861.

En 1867, c’est l’ouverture de classes secondaires et une Ecole Normale avec Internat, appelée « Œuvre des Elèves Institutrices ». Les Ecoles Secondaires et Normales fermeront en 1975.

Les demandes de services augmentent toujours…

Au cours de visites médicales à domicile, Sœur THIERY rencontre beaucoup de petits enfants sans surveillance. Elle ouvre un asile (garderie d’enfants) en face du bâtiment de la Providence grâce au produit d’une souscription. 

Soeur et enfants

Les parents du quartier manifestent leur reconnaissance aux Soeurs. Bientôt affluent les enfants d’autres quartiers car, à cette époque, aucune école enfantine n’existe à Fribourg. Mais tout augmente, sauf les ressources. Plus que jamais, il faut compter sur la Divine Providence. Celle-ci se manifeste plus d’une fois en des occasions touchantes.

Après les classes primaires, bien des jeunes filles perdent leur temps au lieu de s’adonner au travail. Cette constatation amène Sœur THIERY, à ouvrir en 1860, un Ouvroir externe avec le concours charitable de dames.

Les Sœurs apprennent à ces jeunes filles des travaux de lingerie. Vingt à trente jeunes filles suivent les cours. Une fois formées, celles-ci travaillent à la pièce et sont rétribuées.

En 1859, les filles internes qui le souhaitent s’engagent sur le modèle de la Vierge Marie à servir les pauvres et les marginalisés, à l’exemple de Saint Vincent de Paul au 17ème siècle. 

En 1862, Sœur THIERY fonde l’Association des Enfants de Marie (1). Des jeunes filles externes prennent un engagement chrétien sur le modèle de la Vierge Marie.

Procession dans les rues

En 1866, Sœur THIERY quitte FRIBOURG ; elle est remplacée par Sœur GAUDEFROY.

En 1864, les Sœurs ouvrent un atelier de tressages de la paille.

Dès 1867, les Sœurs visitent les prisonniers. Elles servent aussi la soupe populaire et le pain.

Puis, les Communes du district de la Sarine préconisent une étroite collaboration avec l’Evêché et les Sœurs, afin de créer un Hospice.

En 1869, Mgr MARILLEY achète l’immeuble où se trouvent déjà les Classes, l’Asile et l’Ouvroir, en vue de l’ouverture d’un Hospice : « Hospice du district de la Sarine » (2-3).

               « On y admettra des malades et des blessés des deux sexes, des aveugles, d’autres infirmes, des      incurables, à l’exception des aliénés. Des malades y seront soignés gratuitement. »

Lors de la guerre en 1870, à l’entrée de l’armée de l’Est en Suisse, deux Sœurs sont réquisitionnées pour soigner les pauvres soldats français dans le lazaret (4) établi aux Neigles (proche de Fribourg).

En 1871, suite à la guerre franco-allemande, 179 militaires sont établis à la Maison de la Providence.

En 1886, le « Bureau de placement et de la Protection de la jeune fille » s’installe à La Maison de la Providence.

La Maison de la Providence a une succursale dans le quartier de Beauregard où les mamans rencontrent une aide précieuse à la crèche et à l’école enfantine.

En 1888, une pharmacie s’installe à la Maison de la Providence, contrôlée par un médecin.

Sr et jeunes filles

En 1898, Sœur KAMOSKA, Sœur servante, ouvre le Patronage Sainte Agnès. Ce groupe de jeunes filles de 13 à 20 ans, organise des séances récréatives. Elles y reçoivent des causeries instructives et une solide formation religieuse de Sœur KAMOSKA, qui les intéresse aussi à la cuisine et à la préparation de leur trousseau, les initie à leur futur rôle de mère de famille. Dans le même temps, les Filles de la Charité établissent un Patronage aussi pour les fillettes de 7 à 13 ans.

En 1901, les statistiques indiquent 28 797 journées de malades à l’Hôpital.  

En 1903, de l’Ouvroir est sorti une grande école de blanchisseuses, tailleuses, lingères et cuisinières. 

En 1904, commence l’œuvre des « Soupes scolaires ». Chaque hiver, à la sortie des classes, près d’une centaine d’élèves des écoles primaires reçoivent gratuitement de la soupe et du pain à discrétion.

Dispensaire

En 1906, ouverture d’un Dispensaire pour répondre aux nombreux besoins de la population de la Basse-Ville. Les blessés et les accidentés y reçoivent les premiers soins et y reviennent aussi longtemps qu’il le faut pour le changement des pansements.

En 1908, un Atelier de Confection Professionnel est ouvert ; il remplace l’Ouvroir externe.

Salle de confection

En 1911, l’ouverture du Patronage Saint Louis rassemble chaque dimanche 100 à 120 garçons pour entretenir des liens d’amitié.

En 1930, les Soeurs forment des brodeuses, de stoppeuses et des repasseuses.

               Pendant les deux dernières Guerres, des centaines d’enfants réfugiés ont pu trouver un lit sous le vieux toit hospitalier, en attendant le placement dans les familles.

En 1945, après la transformation des locaux, 110 lits pour personnes âgées et malades sont mis à disposition à la Providence.

En 1960, les Filles de la Charité de la Maison de la Providence commémorent le troisième centenaire de la mort de leurs Fondateurs, Saint Vincent de Paul et Sainte Louise de Marillac, et plus d’un siècle d’activité sur les bords de la Sarine.

Durant les années 1960, divers aménagements sont réalisés pour favoriser les soins aux personnes malades, handicapées, hommes et femmes. Sous l’impulsion de la Fondation La Poype et d’une direction laïque, la Maison de la Providence, dans ses murs anciens, s’adapte sans cesse et devient dès 1980, « un Home médicalisé » moderne et fonctionnel (EMS).  Une Communauté de Filles de la Charité y reste présente et collabore avec le service d’aumônerie.

Les œuvres de la Maison de la Providence sont le fruit de l’attention des Sœurs aux diverses pauvretés qu’elles ont rencontrées ; de leur confiance inébranlable en la divine Providence et de la générosité des Fribourgeois (quêtes à domicile, kermesses…). Les « bienfaiteurs » ont été les « collaborateurs » précieux de leur service des pauvres.   

Service des archives de la Province Belgique France Suisse

  • Association des Enfants de Marie : fondée après les apparitions de la Vierge à Sainte Catherine Labouré en 1830 à Paris.
  • District de la Sarine : un des sept districts du canton de Fribourg en Suisse. Son chef-lieu est Fribourg.
  • La Sarine est une rivière de Suisse qui traverse longitudinalement le canton de Fribourg. 
  • Lazaret : lieu où sont isolés les sujets suspects de contact avec des malades contagieux.