Ghébré Michaël est né en Ethiopie vers 1788-1791 dans le Godjan en Ethiopie.

Il est baptisé dans une communauté chrétienne qui croit que Jésus n’a qu’une seule nature, la nature divine.

 

Ghébré Michaël dont le nom signifie « serviteur de l’ange Michel » est en recherche de la Vérité. Il est impressionné par la prédication de l’évêque Catholique Mgr Justin de Jacobis que nous fêtions il y a un mois. Il trouve en lui un maître et un père spirituel et en 1844, il opte pour l’église catholique et accompagne Justin de Jacobis à Jérusalem et à Rome où ils seront reçus par le pape Bienheureux Pie IX.

 

Mgr Justin de Jacobis dira de lui qu’il est perspicace, droit, actif, exemplaire, étranger à toute secte, qu’il a constamment recherché par les plus sévères études, la connaissance de la vraie foi.

 

 

Ordonné prêtre le 1 Janvier 1851 par Mgr Justin de Jacobis, il postule pour entrer dans la congrégation de la mission  (Lazariste).
Mais en 1853 la communauté catholique est décimée par l’empereur Théodoros II d’Ethiopie et Ghébré Mickael est arrêté dans une rafle à Gondar le 15 juillet 1854 avec Justin de Jacobis, qui se virent pour la dernière car enfermés dans deux prisons séparés.

 

Ghébré Michaël fut frappé longtemps et rudement de coups de poings et de coups de bâtons.
Cinq mois après ce dur emprisonnement, il fut conduit à la prison du camp de Casa. Au tribunal il affirma avec une incroyable fermeté sa foi et fut condamné à être décapité. L’exécution est différée et deux des plus robustes soldats le frappèrent au visage de 150  coups tandis que Ghébré Michael répétait à la foi en Jésus Christ vrai Dieu et vrai homme. A la stupéfaction de tous, le vieil homme se lève et n’a aucune marque au visage et Il rentra ainsi dans le cachot et dans les fers.

 

Deux jours après, commença pour lui une longue  marche, les fers aux pieds qui devait durer deux mois à travers des routes impraticables.
Il dut de nouveau comparaître  au tribunal en présence du roi. Interrogé une deuxième fois il renouvelle sa profession de foi et il est une seconde fois  condamné à mourir et traîné sur le lieu du supplice pour être fusillé, mais la foule réclame et obtient qu’il soit gracié.

 

Entièrement épuisé par tant de souffrances il contracta la dysenterie. Les soldats qui le gardait ne l’appeler par son nom mais lui donnait celui de St Georges.  Selon la légende Abyssine ce saint était mort 7 fois pour la religion et avait recouvrée 7 fois la vie.

 

Il  meurt d’épuisement le 28 Aout 1855 alors qu’il vient d’être admis dans la congrégation de la mission.

 

Il est béatifié le 3 Octobre1926 par Pie XI.

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